Le masquage de la neurodiversité, un comportement d'adaptation qui consiste à dissimuler ses traits neurodivergents naturels pour répondre aux attentes de la société, peut entraîner d'importants problèmes de santé mentale et un épuisement émotionnel, mais un soutien thérapeutique professionnel peut aider à développer une authenticité saine et des stratégies d'acceptation de soi.
Vous êtes-vous déjà senti épuisé à force d'essayer de vous intégrer en cachant qui vous êtes vraiment ? Le masquage de la neurodiversité touche d'innombrables personnes qui dissimulent leurs traits authentiques pour répondre aux attentes sociales, mais cette stratégie d'adaptation a souvent un coût émotionnel important. Comprendre l'impact du masquage peut être un premier pas vers l'acceptation de votre vraie personnalité.
Le masque de la neurodiversité : Comprendre les coûts cachés et embrasser son moi authentique
Le masquage est un terme couramment utilisé au sein de la communauté neurodivergente pour décrire les comportements adoptés pour dissimuler les traits, les besoins et les caractéristiques neurodivergents. Certains individus se masquent pour se protéger du rejet social, tandis que d’autres le font pour se sentir plus en phase avec leurs proches. Quelle que soit la motivation, le masquage à long terme peut avoir un impact significatif sur la santé mentale et le bien-être. Trouver des moyens de réduire ces comportements peut aider les personnes neurodivergentes à vivre de manière plus authentique. Travailler avec un assistant social clinique agréé par le biais de la plateforme de télésanté de ReachLink peut apporter un soutien précieux à ceux qui cherchent à s’approprier leur véritable personnalité.
Comprendre la neurodiversité
La neurodiversité fait référence aux variations naturelles des fonctions cérébrales et du comportement. Ce concept englobe plusieurs conditions qui représentent différentes façons de traiter et d’expérimenter le monde.
Affections neurodivergentes courantes
Trouble du spectre autistique (TSA)
L’autisme existe sur un spectre et se manifeste différemment d’un individu à l’autre. De nombreuses personnes autistes se livrent à un « masquage autistique », c’est-à-dire qu’elles suppriment consciemment ou inconsciemment des comportements naturels tels que la stimulation afin de paraître plus neurotypiques dans les situations sociales.
Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH)
Les personnes atteintes de TDAH peuvent avoir des difficultés à accomplir des tâches, à rester concentrées lors de conversations, à rester assises pendant de longues périodes ou à maintenir leur intérêt pour des activités. Comme tous les troubles neurodivergents, le TDAH se manifeste de manière unique chez chaque individu.
Différences d’apprentissage
Les troubles tels que la dyspraxie, la dyslexie, la dyscalculie et la dysphonie posent des problèmes particuliers dans les environnements éducatifs traditionnels. Ces différences ne reflètent pas l’intelligence, mais indiquent plutôt d’autres façons de traiter l’information. Les approches éducatives standard ne parviennent souvent pas à s’adapter à ces divers styles d’apprentissage.
Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT)
Le syndrome de Gilles de la Tourette affecte les capacités motrices par des tics verbaux (répétition de mots ou de sons) et des tics physiques (tapotements, secousses des membres, clignements des yeux). Comme l’explique Human Rights Research: « …essayez de remettre ce carton dans le réfrigérateur sans avoir envie de le jeter à travers la pièce, de le cogner trois fois sur la table ou d’arrêter de bouger à mi-chemin entre la table et le réfrigérateur à cause d’un clignement excessif des yeux ».
Synesthésie
Cette affection neurologique fait en sorte qu’une entrée sensorielle déclenche simultanément plusieurs expériences sensorielles. Il s’agit par exemple de voir des couleurs en entendant de la musique, de goûter des sons ou d’associer des nombres à des couleurs spécifiques.
La neurodivergence : Condition ou identité ?
La neurodivergence n’est généralement pas considérée comme une maladie mentale, mais plutôt comme une variation naturelle de la cognition et de l’expérience humaines. De nombreux membres de la communauté neurodivergente estiment que leur état n’a pas besoin d’être « soigné » et que la détresse provient souvent des attentes de la société plutôt que des caractéristiques neurodivergentes elles-mêmes.
Les perspectives individuelles varient considérablement. Certains considèrent que leur neurodivergence est distincte de leur identité, tandis que d’autres considèrent qu’elle fait partie intégrante de ce qu’ils sont. L’approche la plus respectueuse consiste à honorer la terminologie et l’auto-identification préférées de chaque personne.
À quoi ressemble le masquage ?
Le masquage implique des comportements qui dissimulent des traits neurodivergents naturels. Par exemple, un adulte autiste peut mémoriser des scripts sociaux de conversation, se forcer à établir un contact visuel, supprimer les comportements de stimulation ou éviter de discuter en profondeur de ses centres d’intérêt.
Bien que ces comportements puissent sembler « socialement appropriés » aux observateurs neurotypiques, ils peuvent empêcher les personnes neurodivergentes d’exprimer leur personnalité authentique. Des recherches ont montré que le contact visuel forcé est associé à une diminution du traitement cérébral et à une augmentation de la détresse chez les personnes autistes.
Le masquage est particulièrement courant dans les environnements professionnels où la conformité est attendue et où le fait d’être perçu comme « différent » peut menacer la sécurité de l’emploi. Au fil du temps, ce mécanisme d’adaptation peut conduire à un burnout et à un épuisement graves.
Pourquoi les gens se masquent-ils ?
Protection contre les brimades et le rejet social
Le masquage se développe souvent comme une mesure de protection. Des études montrent que les enfants neurodivergents sont beaucoup plus exposés aux brimades que leurs camarades neurotypiques. Des recherches menées par le Kennedy Krieger Institute ont révélé que 63 % des enfants autistes ayant participé à leur étude avaient subi des brimades liées à leurs traits autistiques.


